Agression au couteau dans le quartier des Capucins à BORDEAUX : après une information judiciaire qui aura duré près de 2 ans, le Cabinet obtient la relaxe de son client renvoyé du chef de violences avec arme

Tribunal Judiciaire de BORDEAUX, 5ème Chambre correctionnelle, 8 juin 2020

Le 2 mars 2016, une rixe mêlant plusieurs individus, dont un était porteur d’un couteau, se déroulait Cours de l’Yser à BORDEAUX.

La victime s’était vu infliger plusieurs coups de poing et de pied, s’était alors réfugié dans son hall d’immeuble poursuivi par un individu qui lui porté plusieurs coups de couteau.

Intervenu sur place, les policiers constataient que la victime, particulièrement alcoolisée, présentait une plaie de 10 centimètres au niveau de la joue gauche ainsi que deux plaies ouvertes au niveau du bras et du ventre.

Plusieurs jours après les faits, la victime croyait pouvoir désigner aux enquêteurs Monsieur M. comme étant l’auteur de la violente agression, désignation fondée uniquement sur une rumeur circulant dans le quartier des Capucins.

Interpellé plusieurs mois après les faits, Monsieur M. contestait formellement être présent sur place le soir des faits et en tout état de cause niait catégoriquement avoir participé à une quelconque rixe.

Il était finalement mis en examen du chef de violences avec arme et placé sous contrôle judiciaire.

Après près de 2 ans d’instruction, Monsieur M. était finalement renvoyé devant le Tribunal Correctionnel de BORDEAUX, lequel encourrait 7 ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende.

A l’audience, ont été mises en évidences les nombreuses contradictions et incohérences dans les déclarations de la victime et des témoins qui avait dans un premier temps décrit un individu ne correspondant nullement avec à Monsieur M., ainsi que l’absence d’élément objectif suffisant permettant de caractériser sa participation aux faits reprochés.

Malgré la confirmation, lors de l’audience, par les parties civiles, de leurs accusations, le Tribunal, convaincu par les arguments développés par la Défense, retenait l’existence d’un doute quant à ces mises en cause et relaxait Monsieur M des fins de la poursuite.

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