Le cabinet assure la défense d’un étudiant violemment agressé par un agent de sécurité d’une discothèque réputée à Bordeaux

Décision du tribunal judiciaire de Bordeaux, 2ème chambre, en date du 17 mai 2019, n°18149000414

Le 11 février 2018 à Bordeaux, un employé en qualité d’agent de sécurité d’une célèbre discothèque bordelaise était poursuivi pour avoir exercé volontairement des violences sur notre client, Monsieur D. avec usage ou menace d’une arme, en l’espèce une bombe lacrymogène et une matraque télescopique.

Monsieur D sollicitait calmement et depuis l’extérieur de l’établissement de nuit Monsieur B., agent de sécurité, afin de récupérer ses effets personnels restés au vestiaire, à l’intérieur, et essuyait un refus.

Faisant volte-face, Monsieur D. devait se voir asséner un jet de gaz lacrymogène, suivi de coups de matraque télescopique de la part de Monsieur B., l’agression étant filmée par une caméra de vidéo-surveillance.

Devant la violence de son agresseur, Monsieur D. prenait la fuite en courant.

Monsieur B., accompagné de l’un de ses collègues, le rattrapait quelques mètres plus loin et le soulevait avant de le faire retomber violemment au sol, la tête de la victime heurtant le trottoir.

Monsieur D. restait inconscient durant plusieurs minutes pendant lesquelles les agents de sécurité reprenaient tranquillement leur poste sans avertir les secours.

La victime rentrait à son domicile accompagné de sa compagne et dormait durant toute la journée, sans conserver le moindre souvenir de la soirée.

Devant l’absence d’amélioration de son état, Monsieur D. se rendait à la Polyclinique de Bordeaux Tondu, où était diagnostiqué un traumatisme crânien avec perte de connaissance initiale, céphalées, ralentissement et douleurs multiples.

Etaient également relevé que son œil  droit paraissait plus gros que le gauche, ainsi que la présence d’une contusion dentaire ; ces lésions rendant nécessaires la consultation d’un ophtalmologue ainsi que d’un dentiste.

Monsieur D. présentait également les signes d’un stress post-traumatique, illustrées notamment par une conduite d’évitement des établissements de nuit.

Le procès se déroulait le 17 Mai 2019 devant la 2eme chambre du Tribunal correctionnel de Bordeaux.

Monsieur B. était déclaré coupable des faits qui lui étaient reprochés et condamné à un emprisonnement délictuel de deux mois avec sursis et mise à l’épreuve d’une durée de dix-huit mois.

La constitution de partie civile de Monsieur D. était déclarée recevable, Monsieur B. et la société exploitant discothèque étant quant à eux déclarés solidairement responsable de son préjudice.

Cette déclaration de solidarité de l’employeur du vigile est importante car elle garantie à notre client la certitude d’une indemnisation de ses préjudices.

Enfin une expertise médicale était ordonnée afin d’évaluer au mieux les préjudices de notre client et permettre sa pleine et entière indemnisation.

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