Drame de CHANIERS : Le Cabinet en partie civile devant le Tribunal Correctionnel de Saintes

Tribunal correctionnel de SAINTES, audience du 24 octobre 2019

Dans la nuit du samedi 26 septembre 2015, 4 jeunes gens originaires d’Angoulême décédaient dans un tragique accident de la circulation à la sortie de la discothèque LE VEGAS à Saintes où ils s’étaient rendus afin de fêter leur réunion et l’obtention de la première année de médecine de l’un d’entre eux.

Leur ami d’enfance, qui avait décidé de prendre le volant, perdait le contrôle de son véhicule a la sortie d’un virage, sur la commune de Chaniers, alors qu’il roulait à une vitesse excessive, sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants.

Il percutait un autre véhicule sur sa voie de circulation qui arrivait à vitesse raisonnable en sens inverse et terminait sa course folle dans un fossé, en contrebas de la route, arrêtée par un arbre.

Seul le conducteur, qui avait été éjecté du véhicule avant l’impact final, devait survivre à l’accident.

Après 4 ans d’une longue information judiciaire au terme de laquelle de multiples expertises ont été réalisées, ce dernier comparaissait devant le Tribunal Correctionnel de Saintes pour y répondre des chefs d’infractions suivants :

  • Homicide involontaire par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur commis sous l’empire d’un état alcoolique et ayant fait usage de stupéfiants
  • Blessures involontaires avec incapacité supérieure à 3 mois par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur commis par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur sous l’empire d’un état alcoolique et ayant fait usage de stupéfiants
  • Blessures involontaires avec incapacité n’excédant pas 3 mois par conducteur d’un véhicule terrestre à moteur commis sous l’empire d’un état alcoolique et ayant fait usage de stupéfiants
  • Conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard aux circonstances

Dans le cadre de ce procès le cabinet assistait les familles des 4 jeunes garçons qui avaient perdu la vie et se constituait partie civile dans leur intérêt.

Il était rappelé la douleur de ces familles, dont le deuil et la souffrance avait été ravivés par les revirements du prévenu qui avait fini par se retrancher derrière une amnésie de circonstance après avoir reconnu être le conducteur du véhicule.

Dans le cadre de l’audience, et afin certainement de s’épargner des débats houleux, ce dernier finissait par reconnaître qu’il était bien le conducteur et que son amnésie avait plus à voir avec la peur de sanction et de sa responsabilité qu’avec une absence de souvenir post traumatique.

A l’issue d’une longue audience, le Tribunal Correctionnel de Saintes le déclarait coupable pour l’ensemble de la prévention.

En répression, ce dernier était condamné à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, ainsi qu’une peine complémentaire de cinq ans d’interdiction de permis de conduire.

Cette peine est conforme à la jurisprudence dans ces douloureuses affaires et ne devrait pas susciter d’appel.

Justice a ainsi été rendue et la condamnation du prévenu, assumant désormais sa responsabilité devant les sanctions prononcées, participe aujourd’hui à soulager les victimes en leur permettant de poursuivre leur deuil dans une plus grande sérénité.

Devant l’importance des préjudices des familles et de leurs défunts enfants, le Tribunal Correctionnel renvoyait toutefois l’affaire sur intérêts civils à une audience ultérieure.

Dans le cadre de cette audience technique, le cabinet s’assurera à cette occasion d’obtenir pour les victimes l’indemnisation de leurs préjudices et notamment leurs préjudices d’affection, la perte de chance de survie ainsi que le préjudice d’angoisse de mort imminente (dit aussi préjudice de vie abrégée) de ces jeunes gens.

D’une manière globale, le cabinet mettra tout en œuvre pour obtenir une juste indemnisation des différents préjudices économiques et moraux que le tragique événement a généré.

Lien vers l’article sur Sud-Ouest

Lien vers l’article sur Charente Libre

Lien vers l’article sur France 3 régions

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