Défense des consommateurs – panneaux solaires- photovoltaïque : Nullité du contrat SOLEECO et du prêt de la BNP PARIBAS. Indemnisation de plus de 45 000 € pour nos clients

Nullité des contrats de prêt et de vente de panneaux solaires : BNP PARIBAS condamnée à rembourser les mensualités réglées par notre client. 

Tribunal Judiciaire de Libourne, Jugement du 21 octobre 2020, RG n°11-19-000113

  1. Les faits de l’espèce

Monsieur P. et Madame H. sont propriétaires d’une maison d’habitation en libournais. Le 14 août 2013, ils commandaient une installation photovoltaïque auprès de la société SOLEECO moyennant un prix de 46.500€ qui a été intégralement financé au moyen d’un prêt personnel souscrit auprès de BNP PARIBAS. Le remboursement était prévu en 180 mensualités.

Cependant, par jugement du 14 janvier 2015, la société SOLEECO était placée en liquidation judiciaire.

Le cabinet demandait, pour ses clients, que soit prononcée non seulement la suspension de leur obligation de paiement auprés de BNP PARIBAS jusqu’à la date de règlement du litige au fond.

Surtout, il sollicitait la nullité du contrat formé avec la société SOLEECO pour manquement aux dispositions relatives au démarchage, cette nullité entrainant celle du contrat de prêt, de plein droit.

En effet, le cabinet argumentait que la société SOLEECO avait commis un dol caractérisé sans lequel les clients n’auraient jamais contracté, en ce que ni le prix unitaire ni le prix de main d’œuvre, ni l’intégralité des mentions obligatoires concernant le droit de rétractation ne figuraient sur le bon de commande.

Il était également demandé que Monsieur P. et Madame H. n’aient pas à rembourser à la banque les fonds prêtés en conséquence de la faute commise à leur égard, mais aussi que la banque, quant à elle, les rembourse des échéances du prêt déjà acquittées.

Le principal obstacle se trouvait sur le terrain de la prescription, argument avancé par la partie adverse afin de débouter nos clients de leurs demandes.

Dans le cadre de la défense, le cabinet soutenait que l’action n’était en réalité pas prescrite, en ce que les propriétaires de la maison ont véritablement eu connaissance de l’erreur sur le prix de l’installation et sur son rendement à compter d’une étude technique du 11 septembre 2018, et à minima lors de la mise en service de l’installation le 11 février 2014 ; que c’est donc à compter de cette date, et non de celle du bon de commande que le délai de 5 ans prévu à l’article 2224 du Code Civil a commencé à courir.

 

  1. La décision du Tribunal 

Le Tribunal fait droit à nos demandes et prononce la nullité du contrat de vente portant sur l’installation de panneaux photovoltaïques, qui entraîne de plein droit la nullité du contrat de prêt.

La BNP PARIBAS est quant à elle condamnée à rembourser aux propriétaires les mensualités qu’ils avaient versées au titre du contrat de prêt

 

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