Affaire de Commensacq : Maître Plouton en défense d'un mis en examen
- Julien Plouton - Avocat à la Cour

- 26 avr. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 avr. 2025
Intervention de Maître Plouton dans Sud Ouest à la suite de la conférence de presse de Monsieur le Procureur de la République de Mont-de-Marsan.
Le Cabinet a été saisi pour la défense des intérêts de Monsieur S mis en examen pour assassinat dans l'affaire dite de Commensacq. Les faits se sont déroulés en septembre 2019 et ont nécessité deux ans et demi d'enquête pour élucider les circonstances de la disparition brutale et violente de Monsieur G, retrouvé mort à son domicile.
Les faits : une enquête de deux ans et demi à Commensacq
Dans ce dossier, les faits se sont déroulés au mois de septembre 2019. Deux ans et demi d'enquête auront été nécessaires pour élucider les conditions de la disparition brutale et violente de Monsieur G, retrouvé mort à son domicile.
Plus de 400 tests ADN ont été réalisés sur les communes proches du domicile de la victime. Malgré cet effort considérable, l'enquête restait au point mort.
Saisine du Cabinet pour la défense de Monsieur S
Le Cabinet a été saisi pour la défense des intérêts de Monsieur S mis en examen pour assassinat.
Il semble que le mobile du passage à l'acte soit à rechercher dans les circonstances du suicide de son meilleur ami, fils de la victime, près de deux années auparavant.
Une interpellation déclenchée par les réseaux sociaux
Alors que l'enquête était au point mort, Monsieur S a évoqué spontanément les faits dans le cadre d'échanges avec des amis sur les réseaux sociaux.
Son interpellation nous semble donc faire suite à une volonté consciente ou semi-consciente :
s'expliquer sur les faits,
arrêter de vivre dans le silence,
se libérer du poids de la culpabilité qu'il portait sur ses épaules depuis plus de deux ans.
Stratégie de défense : sonder l'intention et contester la préméditation
Il sera déterminant de sonder l'intention de Monsieur S dans ce passage à l'acte. S'il reconnaît la matérialité des faits, il conteste en revanche avoir prémédité son geste.
Cette distinction est centrale dans le cadre de l'instruction criminelle ouverte pour assassinat, la préméditation étant l'élément constitutif qui distingue l'assassinat du meurtre simple.






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