Avocat trafic de stupéfiants à Bordeaux : dossiers JIRS
- Julien Plouton - Avocat à la Cour

- 26 mars 2024
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 mai
En bref : la défense pénale en matière de trafic de stupéfiants
Le Cabinet Plouton intervient à Bordeaux dans des dossiers de trafic de stupéfiants relevant de la JIRS (juridictions interrégionales spécialisées) comme dans des affaires jugées en comparution immédiate. L'action de l'avocat repose sur deux axes : contrôler la régularité de la procédure (saisies douanières, perquisitions, mandat d'arrêt européen) et plaider la personnalité du prévenu pour obtenir une peine proportionnée. Plusieurs dossiers récents ont permis d'obtenir des peines divisées par deux par rapport aux réquisitions du parquet.
Le rôle de l'avocat pénaliste en matière de trafic de stupéfiants
Un avocat pénaliste spécialisé en trafic de stupéfiants n'est pas le complice de son client. Son rôle est d'assurer le respect des règles de procédure et du cadre de l'enquête. Lorsque ce travail aboutit à une nullité, il profite à la fois à l'individu lésé et à l'ensemble du corps social, en annulant un acte illégal.
Au-delà du contrôle procédural, la défense au fond — prenant en compte la personnalité du prévenu dans la détermination de la sanction — est tout aussi essentielle. Le Cabinet intervient depuis plusieurs années dans des dossiers de trafic internationaux, transfrontaliers (notamment entre l'Espagne et la France) et locaux, souvent liés aux réseaux sociaux et aux applications mobiles.
Les récentes déclarations d'un magistrat instructeur de la JIRS de Marseille, dans le cadre de la commission d'enquête sur le narcotrafic, ont suscité une vive polémique et une réaction légitime du barreau de Marseille et de nombreux avocats pénalistes en France.
Couverture médiatique des affaires traitées
Plusieurs dossiers traités par le Cabinet ont fait l'objet d'articles de presse :
Dossiers JIRS : trafic transfrontalier entre l'Espagne et la France
Dossier 1 — Transport de 850 kg de résine de cannabis
Un individu est interpellé à bord d'un fourgon contenant plus de 850 kg de résine de cannabis. L'enquête révèle une dizaine de voyages antérieurs depuis deux zones en Andalousie (Séville et Malaga).
Le Cabinet intervient pour défendre l'oncle du transporteur, interpellé en Espagne dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen. Ce dernier, suspecté d'avoir joué un rôle de premier plan dans l'organisation du trafic, conteste l'ensemble des faits.
Dossier 2 — Cache de 170 000 € dans un véhicule, enquête pour blanchiment
Le Cabinet défend le conducteur d'un véhicule dans lequel était dissimulée une somme de plus de 170 000 € dans une cache aménagée dans l'habitacle. La somme a été découverte lors d'un second contrôle douanier après un premier contrôle négatif.
La commission rogatoire espagnole et des investigations téléphoniques révèlent que le client a séjourné dans une trentaine d'hôtels espagnols à proximité de la frontière et effectué une vingtaine de trajets similaires avant son interpellation. L'enquête vise à établir son éventuelle implication dans un blanchiment d'argent lié à un trafic de stupéfiants.
Dossier 3 — Convoi depuis l'Espagne : 150 kg de cannabis et blanchiment
Un individu circulait en convoi depuis l'Espagne lorsque les Douanes ont découvert plus de 150 kg de résine de cannabis dans un fourgon suivi par le convoi. Notre client était en possession de plus de 15 000 €, qu'il déclarait destinés à l'achat d'un véhicule en Allemagne.
Mis en examen pour trafic de stupéfiants et blanchiment, les investigations doivent déterminer son rôle exact dans l'organisation, ainsi que sa destination finale (région parisienne, Allemagne, Belgique).
Dossier 4 — Interpellation à Perpignan : 400 kg de résine de cannabis (février 2024)
Fin février 2024, les enquêteurs de l'OFAST de Toulouse et de la Police Judiciaire de Perpignan interpellent deux véhicules en convoi depuis l'Espagne. Plus de 400 kg de résine de cannabis sont saisis, faisant suite à l'arrestation en novembre 2023 d'un autre individu dans le Tarn-et-Garonne (300 kg saisis). Cette affaire a été couverte par Cent pour Cent.
Le Cabinet a été saisi pour défendre l'un des deux individus, récemment mis en examen et placé en détention provisoire.
Défense en comparution immédiate à Bordeaux
Dossier 1 — 76 kg de cannabis dans un camping-car (Tribunal correctionnel de Libourne, 22 janvier 2024)
Un ressortissant albanais conduit un camping-car en provenance d'Espagne en direction de la Belgique. Les Douanes saisissent 76 kg de résine de cannabis au premier péage de l'autoroute A10. Le prévenu déclare avoir agi comme simple transporteur, en croyant que les quantités étaient moindres. Cette affaire a fait l'objet d'un article dans Sud Ouest.
Le Cabinet soulève la nullité de la procédure d'interpellation douanière, notamment sur la compétence territoriale des Douanes et l'absence d'interprète lors de la perquisition. Le tribunal écarte ces nullités mais suit nos arguments sur la peine : un an de prison ferme, soit quatre ans de moins que les réquisitions du parquet. Le parquet a interjeté appel.
Dossier 2 — Trafic local : contrôle en scooter et saisies à domicile (Tribunal correctionnel de Bordeaux, 22 janvier 2024)
Un jeune homme de 25 ans est contrôlé en scooter après avoir grillé un feu rouge. Un sachet contenant diverses drogues est retrouvé sur lui. La perquisition de son domicile et de celui d'une proche révèle d'importantes quantités de stupéfiants, des sommes d'argent conséquentes, ainsi que des preuves numériques (échanges téléphoniques, comptabilité, achats de vêtements de luxe et d'une montre Rolex).
Après obtention d'un délai pour préparer sa défense, il est condamné à 18 mois de prison, tenant compte de son profil psychologique et du soutien familial, avec une perspective d'aménagement de peine pour sa réinsertion.
Dossier 3 — 6 kg de cocaïne et 60 000 € en liquide (Tribunal correctionnel de Bordeaux, 5 mars 2024)
En février 2024, des enquêteurs constatent des comportements suspects dans un véhicule au centre de Bordeaux et découvrent trois colis contenant plus de 60 000 € en numéraire et cinq pains de cocaïne (environ 6 kg). L'individu, d'origine albanaise domicilié à Lyon, est mis en examen pour trafic de stupéfiants et blanchiment. Des investigations téléphoniques révèlent des échanges cryptés et des passages transfrontaliers entre la France, l'Espagne et l'Italie. Cette affaire a été traitée par Le Figaro.
Le Cabinet soutient que le client n'est qu'un « rouleur » — une petite main utilisée par les trafiquants — et que son rôle ne justifie pas les six ans de prison ferme requis par le parquet. Le Tribunal condamne finalement à trois ans, soit la moitié des réquisitions, avec possibilité de libération conditionnelle.
Pourquoi confier votre défense au Cabinet Plouton
Face à la complexité des dossiers de trafic de stupéfiants — qu'ils soient transfrontaliers ou locaux, relevant de la JIRS ou jugés en comparution immédiate — le Cabinet assure une défense rigoureuse et individualisée à chaque étape de la procédure. L'expérience accumulée dans ce contentieux permet d'identifier les failles procédurales, d'adapter les arguments au fond et d'obtenir des peines proportionnées à la réalité du rôle de chaque justiciable.






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