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Un capitaine de cargo russo ukrainien interpellé au port de Bayonne avec 2 grammes d'alcool dans le sang: intervention de Maître Plouton sur France 3 et France Info

  • Photo du rédacteur: Cabinet Plouton
    Cabinet Plouton
  • il y a 1 heure
  • 3 min de lecture


Pour voir le reportage cliquez sur la vidéo


Le 17 janvier 2026, France 3 Nouvelle-Aquitaine consacrait un article et un reportage diffusé au journal télévisé à une affaire maritime singulière : l’interpellation du capitaine du cargo Radbod, contrôlé avec près de 2 grammes d’alcool par litre de sang alors qu’il naviguait au large des Landes.

Dans ce cadre, Maître Julien Plouton est intervenu pour commenter le choix de poursuite du parquet de Bordeaux et expliquer les enjeux juridiques liés à la qualification pénale retenue et à la saisine du Tribunal maritime de Bordeaux.


Les faits et la procédure

Le 14 janvier 2026, les autorités maritimes sont alertées de la trajectoire incohérente d’un cargo de 95 mètres, le Radbod, battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, au large de Vieux-Boucau-les-Bains.

Selon le communiqué du parquet de Bordeaux :

  • le navire modifiait sa route de façon incohérente ;

  • il s’approchait dangereusement de bateaux de pêche ;

  • aucun membre d’équipage ne répondait aux appels du sémaphore pendant 45 minutes.

Le capitaine, âgé de 61 ans et de double nationalité russe et ukrainienne, a été contrôlé avec un taux de 0,96 mg/l d’air expiré, soit près de 2 g d’alcool par litre de sang.

Il a été placé en garde à vue pour des faits d’ :

  • exercice de fonctions à bord d’un navire sous l’empire d’un état alcoolique ;

  • conduite d’un navire sous l’empire d’un état alcoolique ;

  • manquement aux règles de la Convention COLREG relatives à la veille visuelle et auditive.

Le capitaine, qui conteste les faits, a été déféré devant le Tribunal maritime de Bordeaux et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer la profession de capitaine dans l’attente de son jugement fixé au 13 mars 2026.

Il bénéficie, à ce stade, de la présomption d’innocence.


Pourquoi le parquet a-t-il saisi le Tribunal maritime ?

C’est sur ce point que Maître Plouton est intervenu dans le reportage.



Le Tribunal maritime de Bordeaux, créé en 2014, est une juridiction spécialisée, compétente pour juger certains délits maritimes limitativement énumérés par les textes : infractions relatives à la sécurité des navires, à la navigation maritime ou à la protection de l’environnement.

Le choix du parquet de déférer le capitaine devant cette juridiction est juridiquement structurant.

Comme l’a rappelé Maître Plouton, ce n’est pas une simple infraction “générique” de conduite sous alcool qui est en jeu. En saisissant le tribunal maritime, le parquet décide :

  • d’appliquer des dispositions spécifiques au droit maritime ;

  • de faire primer une logique de sécurité collective et environnementale ;

  • et d’exposer le prévenu à un régime de sanctions plus sévère que celui applicable devant un tribunal correctionnel classique.


L’enjeu des qualifications pénales

La qualification pénale n’est jamais neutre.

Selon les explications données par Maître Plouton dans le reportage :

  • la peine encourue peut passer de six mois à deux ans d’emprisonnement ;

  • l’amende peut être plus lourde ;

  • le seuil de tolérance d’imprégnation alcoolique applicable est plus bas ;

  • des peines complémentaires, telles qu’une interdiction d’exercer, peuvent être prononcées.

Le choix du parquet traduit donc une volonté de traiter l’affaire sous l’angle :

  • de la responsabilité particulière du commandant de navire ;

  • des risques pour les professionnels de la mer ;

  • et des enjeux environnementaux liés à un navire de près de 3 000 tonnes évoluant de manière incohérente à proximité d’autres embarcations.


Une juridiction spécialisée appelée à “vivre”

Maître Plouton a également souligné que cette saisine pouvait s’inscrire dans une logique institutionnelle : faire vivre une juridiction spécialisée encore peu sollicitée.

Il s’agirait, selon son analyse, d’un signal fort quant à l’application effective des textes spécifiques en matière maritime.

Cette affaire illustre parfaitement combien, en droit pénal, le choix de la qualification et de la juridiction compétente influence :

  • la stratégie de défense ;

  • les peines encourues ;

  • et la portée symbolique du dossier.


Défense pénale et droit pénal spécialisé

Notre cabinet intervient régulièrement en matière de droit pénal et de procédures complexes, y compris lorsque sont en jeu des qualifications techniques ou des juridictions spécialisées.

Pour en savoir plus sur notre approche en matière de défense pénale, vous pouvez consulter notre page dédiée :

👉 Défense Pénale et Droit Pénal : https://www.jplouton-avocat.fr/défense-pénale/droit-pénal

Si vous êtes confronté(e) à une procédure pénale impliquant des qualifications spécifiques ou une juridiction spécialisée, notre cabinet peut vous accompagner afin d’analyser précisément les enjeux juridiques et stratégiques de votre situation.

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