Acquittement devant la Cour d’Assises de la GIRONDE dans l’affaire du braquage de la bijouterie « La Vie En Or » de AUCHAN

Maître PLOUTON obtient l’acquittement de son client accusé du chef d’association de malfaiteurs alors que l’Avocat Général avait requis 5 ans d’emprisonnement ferme.

Le 31 juillet 2014, deux hommes avaient surgi à moto, casqués et armés dans la galerie commerciale de Bordeaux Lac.

Tandis que le pilote restait sur sa moto, l’autre individu se dirigeait vers la bijouterie « La Vie En Or », armé d’un fusil à pompe et d’un marteau. 

Après avoir détruit la vitrine de la bijouterie, les auteurs s’emparaient de bagues, bracelets et collier d’un montant de plusieurs milliers d’euros.

Les motards prenaient ensuite la fuite en direction de la rive droite de BORDEAUX, lorsque, pris dans une impasse, ils étaient finalement interpellés.

Placés en détention provisoire, les deux individus étaient placés sur écoute et se révélaient particulièrement bavards.

Au cours de multiples conversations téléphoniques interceptées, les mis en cause évoquaient un troisième individu qu’ils rendaient responsable de leur interpellation, lequel individu aurait été chargé de les aider dans leur fuite.

Ces derniers évoquaient dans les écoutes un certain « Karim », lequel leur avait fait défaut le jour du braquage, en s’abstenant d’ouvrir le portail du parking d’une résidence, entraînant ainsi leur interpellation.

Interpellé sur la base de ces écoutes, Karim T. a toujours indiqué, tant en garde à vue, au cours de l’instruction et des débats devant la Cour d’Assises, qu’on l’avait vaguement sollicité afin qu’il s’assure que le portail de la résidence dans
laquelle il vivait resterait ouvert.

Ce dernier n’avait finalement pas donné suite, préférant profiter de sa soirée dans un bar en bonne compagnie.

Ne pouvant lui imputer aucun acte de complicité, ni de tentative de vol à main armé, le juge d’instruction se rabattait sur l’infraction « fourre-tout » d’association de malfaiteurs et ordonnait sa mise en accusation de ce chef devant la Cour d’Assises de la GIRONDE.

La prévention visait le fait pour Monsieur T. d’avoir proposé ses services pour assurer le repli des braqueurs dans le cas où ils seraient pris en chasse les services de police.

Dernier mousqueton dans la cordée de l’accusation, l’infraction d’association de malfaiteurs apparaissait en l’espèce comme la tentative désespérée de condamner un homme qui n’avait en réalité commis aucun acte matériel délictueux, lequel s’était contenté d’acquiescer à une vague proposition, sans finalement donné suite et sans n’avoir jamais eu l’intention de s’associer à un quelconque projet criminel.

Au cours des débats, Maître PLOUTON pointait les faiblesses d’une enquête menée uniquement à charge contre son client sur la base d’écoutes téléphoniques dont le contenu était largement sujet à caution.

Lors de sa plaidoirie, il soulignait la dignité des parties civiles, lesquelles avait subi des faits d’une extrême violence, tout en rappelant que son client n’avait pas participé auxdites violences, qu’il n’avait par ailleurs même pas imaginé.

Il rappelait également que le délit d’association de malfaiteurs supposait notamment la caractérisation d’un ou plusieurs faits matériels, ce qui n’était absolument pas le cas en l’espèce s’agissant de simples mots lancés en l’air n’ayant reçu aucune réalité concrète.

La Cour d’Assises prononçait finalement l’acquittement de Monsieur T. tandis que l’Avocat Général avait requis 5 ans d’emprisonnement.

Monsieur T. a désormais recouvré la liberté après avoir passé près de 6 mois en détention provisoire.

Lire l’article « Braquage à moto dans une galerie commerciale : deux Bordelais placés en garde à vue » sur Sud Ouest

 

Julien Plouton

Maître Julien PLOUTON a créé sa propre structure en 2009 après quatre années d’exercice au sein d’un cabinet d’avocats orienté vers le droit des affaires et le droit des contrats puis d’un cabinet spécialisé en droit pénal.

Souhaitant créer une structure souple qui privilégie la relation humaine, la disponibilité et la réactivité tout en faisant bénéficier ses clients d’une approche juridique transversale pour chaque dossier.

Ainsi, pour le cabinet, chaque dossier a son importance, son histoire et ses enjeux.

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