Meurtre à coups de Talons devant la Cour d’assises de la Gironde : « Ce n’était pas un accident »

Le 2 décembre 2016 vers 22 heures 20, place de la Victoire à Bordeaux, Monsieur C. était agressé par Madame D., déjà défavorablement connue des services de police, notamment pour des faits de menace et de violences volontaires.

Elle l’avait violemment poussé du banc (de l’arrêt du tramway) sur lequel il était assis, Monsieur C., chutant sur la tête, était alors inconscient.

Madame D. avait ensuite porté des coups de pieds à sa tête, frappant « de la même manière que dans un ballon de foot », tel que le relatait un des témoins, présent au moment des faits, ce alors qu’il était étendu sur le sol.

Madame D. avait rapidement quitté les lieux, laissant la victime gisant sur le sol, inconsciente.

Le 8 décembre 2016, Monsieur C., 30 ans, décédait.

L’autopsie révélait un décès « en relation avec une hémorragie sous arachnoïdienne massive sur rupture d’un anévrysme carotidien à la suite de violences physiques avec notion de chute au sol. Il existait des lésions traumatiques récentes sur l’extrémité céphalique. Il s’agit d’un décès par l’intervention d’un tiers. »

A l’issue de l’information judicaire, Madame D. était mise en accusation du chef d’homicide volontaire.

Son procès devant la Cour d’assises de la Gironde s’est déroulé du 10 au 11 juin dernier.

Maître PLOUTON intervenait pour la défense des intérêts de la famille de Monsieur C., sa sœur Madame S. et sa mère, Madame G.

L’accusé contestait toute intention homicide et faisait plaider, par l’intermédiaire de ses conseils, la requalification des faits en coups mortels.

La personnalité de l’accusée était également au cœur des débats, cette dernière âgée de 18 ans au moment des faits, ayant de son propre aveu, baigné dès son plus jeune âge dans un environnement familial particulièrement violent.

Les experts psychiatres l’ayant examiné relevaient par ailleurs au sujet de Madame D. une « très vive impulsivité », une « évidente dangerosité criminologique » et relevait l’absence « de toute empathie pour la victime ».

Après un délibéré de plusieurs heures, la Cour d’assises condamnait Mme D pour homicide volontaire et prononçait à son encontre une peine de douze années de réclusion criminelle ainsi qu’un suivi socio judicaire de 5.

Retrouvez la revue de presse ci-dessous

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