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Meurtre de Listrac-Médoc : notre cliente reste en liberté

  • Photo du rédacteur: Julien Plouton - Avocat à la Cour
    Julien Plouton - Avocat à la Cour
  • 22 oct. 2021
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 avr. 2025

En résumé : à l'issue du procès tenu du 27 au 31 septembre 2021 devant la Cour d'assises de la Gironde, notre cliente, jugée pour non-assistance à personne en danger dans le cadre du meurtre de Listrac-Médoc, a été condamnée à 3 ans d'emprisonnement dont 20 mois avec sursis probatoire. Cette peine étant couverte par la détention provisoire déjà effectuée, elle reste en liberté et poursuit sa réinsertion.

Les faits : un homme tué à son domicile de Listrac-Médoc

Dans cette douloureuse affaire, un homme a perdu la vie à la suite de violences particulièrement graves commises à son domicile.

6 hommes et femmes ont été mis en accusation devant la Cour d'assises de la Gironde à la suite d'une longue information judiciaire. Le procès s'est déroulé du 27 au 31 Septembre 2021.

Des circonstances obscures et des versions contradictoires

Les circonstances du drame restaient particulièrement obscures.

2 des accusés avaient reconnu les violences, mais leurs déclarations ne permettaient pas d'expliquer les lésions constatées sur la victime.

Les autres protagonistes reconnaissaient une simple présence sur les lieux et s'être abstenus d'intervenir. Certains d'entre eux évoquaient toutefois un second passage au domicile de la victime, au cours de la nuit.

Les versions des accusés restaient par ailleurs majoritairement contradictoires.

Une mise en examen initiale pour meurtre, puis un non-lieu

C'est dans ce contexte que notre cliente avait été initialement mise en examen pour meurtre, compte tenu des déclarations la mettant en cause comme ayant alternativement :

  • donné un coup de pied à la victime,

  • pris cette dernière en photo,

  • ou être retournée sur les lieux après les premières violences.

Ces mises en cause successives étaient parfaitement contradictoires. Elles émanaient de co-mis en examen ayant intérêt à diluer leur responsabilité et n'étaient corroborées par aucune constatation matérielle ou scientifique.

Nous avions ainsi obtenu un non-lieu pour notre cliente concernant la qualification de meurtre ainsi que son placement sous contrôle judiciaire, après 16 mois de détention provisoire.

Notre cliente ne comparaissait ainsi devant la Cour d'assises que pour non-assistance à personne en danger.

Des soupçons initiaux au cœur des débats devant la Cour d'assises

Ces soupçons initiaux ont néanmoins été au cœur des débats devant la Cour d'assises. Certaines parties au procès ont tenté de refaire l'enquête et de lui imputer un rôle plus important que celui effectivement retenu par le magistrat instructeur.

Le risque était donc que ces soupçons pèsent lourdement dans le quantum de la peine prononcée contre notre cliente pour non-assistance à personne en péril, puisqu'elle encourait jusqu'à 5 années d'emprisonnement ferme.

La Cour et les jurés ont su faire la part des choses s'agissant des responsabilités des différents accusés et mettre de côté les rumeurs et les scénarios alambiqués.

La décision : 3 ans dont 20 mois avec sursis, maintien en liberté

Notre cliente a finalement été condamnée à 3 ans d'emprisonnement, dont 20 mois assortis d'un sursis probatoire.

Cette peine couvre la durée de la détention provisoire que Mme Z a déjà effectuée. Elle peut ainsi rester en liberté et poursuivre la réinsertion entamée depuis plusieurs mois.

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