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Responsabilité du fait des choses : comment être indemnisé après une chute ou un accident causé par une chose ?

  • Photo du rédacteur: Cabinet Plouton
    Cabinet Plouton
  • 6 avr.
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 mai

Les accidents ayant pour origine la chose d’autrui sont fréquents :

 

Vous avez glissé sur un sol mouillé dans un supermarché ou une piscine publique. Un objet est tombé d'un rayonnage et vous a blessé. Vous avez chuté dans un escalator défectueux ou dans un parking public. Vous avez été victime d'un accident dans un parc de loisir ou d'attraction. Dans toutes ces situations, vous êtes peut-être victime d'un accident causé par la chose d'autrui — et vous avez des droits.


Le droit français prévoit un mécanisme protecteur pour les victimes : la responsabilité du fait des choses. Son avantage majeur ? Vous n'avez pas à prouver que quelqu'un a commis une faute. Il vous suffit de démontrer qu'une chose a joué un rôle dans votre accident.


Voici un guide complet pour comprendre vos droits, les démarches à effectuer et les pièges à éviter.


Le fondement juridique : l'article 1242 du Code civil

La responsabilité du fait des choses repose sur l'article 1242 alinéa 1 du Code civil :

« On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des choses que l'on a sous sa garde. »

Ce texte, issu d'une jurisprudence construite depuis plus d'un siècle, consacre une responsabilité de plein droit : le responsable ne peut pas s'exonérer en prouvant simplement qu'il n'a pas commis de faute. Il doit aller plus loin et démontrer soit une faute de la victime, soit un cas de force majeure.


Pour la victime, cela représente un avantage considérable. Elle doit uniquement établir quatre éléments : l'existence d'un dommage, l'intervention d'une chose, le rôle actif de cette chose dans l'accident, et un lien de causalité entre la chose et le dommage.


Quelles sont les choses concernées ?

Le terme « chose » au sens juridique est très large. Il peut s'agir d'un bien meuble comme une bouteille, une chaise, un outil ou un véhicule non impliqué dans un accident de circulation spécifique. Il peut également s'agir d'un immeuble — sol, escalier, balcon, façade —, d'un équipement comme un ascenseur, un portail automatique ou une machine, ou encore d'un élément naturel tel qu'une branche d'arbre ou un mur effondré.


La chose peut être en mouvement (un objet qui tombe sur vous) ou parfaitement inerte (un carrelage anormalement glissant). Dans les deux cas, le mécanisme s'applique, mais la façon de prouver le rôle actif de la chose diffère.


Comment prouver que la chose est bien à l'origine de l'accident ?

C'est souvent le point central du dossier. Deux situations se distinguent.


Quand la chose était en mouvement, son rôle actif est présumé. Si un objet tombe d'un rayon et vous heurte, ou si une porte automatique se referme sur vous, vous n'avez pas à démontrer davantage l'implication de la chose : c'est acquis.


Quand la chose était inerte — un sol, une marche d'escalier, un carrelage —, vous devez prouver son caractère anormal. Un sol rendu glissant par de l'eau, de l'huile ou un produit renversé constitue une anomalie suffisante. Une marche d'escalier abîmée ou dont le revêtement antidérapant est usé entre dans le même cadre. La présence visible de cette anomalie est déterminante.


Qui est le gardien de la chose, et donc le responsable ?

Le responsable est le gardien de la chose, c'est-à-dire la personne qui exerce sur elle, de façon cumulative, un pouvoir d'usage, un pouvoir de contrôle et un pouvoir de direction.


En pratique, cela donne les exemples suivants : le commerçant est gardien du sol et des installations de son magasin, le propriétaire d'un immeuble est gardien de sa toiture, l'exploitant d'un restaurant est gardien de son mobilier, l'utilisateur d'une machine en est le gardien pendant son utilisation, et celui qui promène un animal en est le gardien.


Un point essentiel : la propriété n'est pas déterminante. Ce qui compte, c'est la maîtrise effective de la chose. Un conducteur impliqué dans un accident avec un véhicule ne peut pas se décharger de sa responsabilité en arguant qu'il n'en est pas propriétaire.


Les cas concrets traités par le Cabinet Plouton

La responsabilité du fait des choses couvre une grande variété de situations. Voici quelques exemples tirés des dossiers traités par le cabinet.


Chute dans une piscine publique à Salles (33) — Le sol de la piscine présentait une anomalie ayant provoqué la chute de la victime. Le caractère défectueux du revêtement a permis d'engager la responsabilité de l'exploitant. Le cabinet a obtenu près de 70 000 € d'indemnisation.


Chute à la Gare Saint-Jean de Bordeaux — Une victime a chuté dans l'enceinte de la gare en raison d'une défaillance du sol. La SNCF, en tant que gardienne des lieux, a vu sa responsabilité engagée. Résultat : 60 000 € d'indemnisation.


Chute dans un parking public à Bordeaux — Une chute dans un parking dont l'entretien était insuffisant a conduit à une indemnisation de plus de 30 000 € pour la victime.


Ces chiffres illustrent l'importance de constituer un dossier solide et de ne pas négocier seul avec les assurances. D'autres exemples sont consultables dans nos derniers dossiers traités.


Ce que doit faire la victime immédiatement après l'accident

Les premières heures après un accident sont décisives. Voici les réflexes à avoir.


Faire constater l'accident sur place. Signalez l'accident à la direction du magasin, du lieu ou de l'établissement et exigez la rédaction d'un constat en double exemplaire. Si le personnel refuse, rédigez-le vous-même et faites-le signer par des témoins. Relevez les coordonnées de tous les témoins présents. Prenez des photographies immédiates du sol, du rayonnage, de l'absence de signalisation ou de tout élément ayant contribué à l'accident. Enfin, demandez expressément la conservation des images de vidéosurveillance : elles sont souvent effacées automatiquement après une trentaine de jours.


Consulter un médecin sans délai. Même si les blessures semblent légères, un certificat médical initial est une pièce maîtresse de votre dossier. Il établit le lien de causalité direct entre l'accident et vos lésions. Sans lui, ce lien pourra être contesté par l'assurance.


Conserver tous les justificatifs. Ticket de caisse ou tout document prouvant votre présence sur les lieux, vêtements abîmés, ordonnances, factures médicales, arrêts de travail, justificatifs de perte de revenus : rien ne doit être jeté.


Déclarer l'accident à la CPAM. Indiquez à vos médecins de cocher la case « Accident causé par un tiers » sur les feuilles de soins et déclarez l'événement à votre caisse d'assurance maladie. Cela permettra à la Sécurité Sociale d'exercer un recours contre l'assureur du responsable pour récupérer les frais médicaux engagés.


Les erreurs qui peuvent compromettre votre indemnisation

Statistiquement, une victime qui négocie seule avec une assurance n'obtient en moyenne que 30 à 40 % de l'indemnisation à laquelle elle aurait droit. Les erreurs suivantes expliquent en grande partie ce chiffre.


Quitter les lieux sans rassembler de preuves est l'erreur la plus fréquente et la plus dommageable. Tarder à consulter un médecin fragilise ensuite le lien de causalité. Négliger la conservation des documents justificatifs affaiblit la valeur du dossier.


Omettre de déclarer l'accident à la CPAM prive la victime de droits importants. Et enfin, accepter trop rapidement une offre de l'assurance adverse sans conseil préalable est un piège classique : les compagnies d'assurance font souvent des offres rapides en misant sur la méconnaissance des victimes quant à leurs droits réels. Il ne faut jamais signer un document de transaction ou de renonciation sans l'avoir fait analyser par un spécialiste.


Quelle indemnisation peut-on obtenir ?

L'indemnisation doit couvrir l'intégralité des préjudices subis. Du côté des préjudices corporels, cela inclut les souffrances endurées, le préjudice esthétique, le déficit fonctionnel temporaire (incapacité pendant la convalescence) et le déficit fonctionnel permanent (séquelles définitives). Du côté des préjudices financiers, sont couverts la perte de salaire, les frais médicaux non remboursés par la Sécurité Sociale et les frais d'assistance à une tierce personne si nécessaire. Si vous êtes auto-entrepreneur, une perte d'exploitation peut également être indemnisée — un sujet que nous détaillons dans cet article dédié.


L'indemnisation est en principe prise en charge par l'assurance responsabilité civile professionnelle du responsable. En cas de dossier complexe ou de préjudices lourds, il est possible de demander des provisions (avances) rapides pour faire face aux dépenses urgentes sans attendre la liquidation définitive du préjudice.


Quand la responsabilité du fait des choses ne s'applique pas

Ce régime est très favorable aux victimes, mais les tribunaux rejettent régulièrement les demandes dans certaines situations bien précises. Les connaître évite de nourrir de faux espoirs et permet de mieux préparer son dossier.


La chose inerte ne présentait aucune anormalité. C'est le motif de rejet le plus fréquent. Si la chose impliquée était immobile (sol, marche d'escalier, porte), elle est présumée avoir eu un rôle passif. La victime doit obligatoirement prouver une anomalie dans son état, sa position ou son fonctionnement. Sans cela, elle perd. Exemples : une personne percute une porte vitrée parfaitement signalée ; un piéton trébuche sur un léger dénivelé de moins de 5 cm considéré comme un obstacle normal ; un individu chute d'un toit en fibrociment qui n'avait pas pour destination de supporter le poids d'une personne.


La faute de la victime. Si le gardien prouve que la victime a commis une imprudence ayant contribué à l'accident, l'indemnisation sera réduite proportionnellement — voire totalement annulée si la faute réunit les critères de la force majeure ou constitue la cause exclusive du dommage. Exemples : un client glisse en courant dans un supermarché alors qu'un panneau signalait clairement le sol mouillé ; une personne percute une paroi vitrée dans un lieu qu'elle connaissait parfaitement.


Le transfert de garde — le mauvais responsable est attaqué. La victime doit attaquer le gardien de la chose au moment de l'accident, c'est-à-dire celui qui exerçait réellement les pouvoirs d'usage, de direction et de contrôle. Si le propriétaire démontre qu'il n'avait plus ces pouvoirs, l'action contre lui sera rejetée. C'est la jurisprudence de l'arrêt Franck (1941) : si une voiture volée renverse un piéton, le propriétaire n'est pas responsable, car le vol l'a privé de la garde de son véhicule. De même, si un propriétaire confie son matériel à un entrepreneur indépendant, c'est l'entrepreneur qui devient gardien.


La force majeure. Le gardien est totalement exonéré s'il prouve un événement extérieur, imprévisible et irrésistible. Exemple : une tempête d'une violence exceptionnelle qui arrache un arbre parfaitement sain. En revanche, un vice interne de l'objet (une pièce qui casse soudainement) n'est jamais considéré comme un cas de force majeure.


L'exclusion au profit d'un régime spécial. Le régime général s'efface automatiquement lorsqu'un régime spécifique s'applique. Se tromper de fondement juridique peut entraîner le rejet de l'action. Trois cas majeurs : dès qu'un véhicule terrestre à moteur est impliqué, c'est la loi Badinter de 1985 qui s'applique ; si le dommage résulte du défaut d'un produit mis en circulation (explosion d'un appareil ménager), c'est le régime des produits défectueux (article 1245 du Code civil) avec ses délais de prescription plus stricts ; si c'est un élément de construction qui s'effondre (rambarde de balcon, plafond), c'est l'article 1244 qui s'applique, imposant à la victime de prouver un défaut d'entretien ou un vice de construction.


Cas particulier : accidents dans un lieu public géré par une administration

Lorsque l'accident survient sur un trottoir, dans une école publique, une piscine municipale ou dans tout autre espace géré par une collectivité ou un établissement public, les règles changent fondamentalement.


On ne fait plus appel à la responsabilité civile du Code civil, mais à la responsabilité administrative, régie par des juridictions et des règles spécifiques.


Avant toute saisine du juge, la victime doit obligatoirement adresser une demande indemnitaire préalable à l'administration concernée (mairie, département, État) par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce recours préalable est une condition indispensable : aller directement en justice sans l'avoir effectué est une erreur procédurale qui peut vous faire perdre vos droits.


Le litige est ensuite porté devant le tribunal administratif, et non devant un tribunal judiciaire. Devant cette juridiction, l'assistance d'un avocat est obligatoire dès lors que vous réclamez une somme d'argent à l'administration.


Sur le fond, la victime doit prouver l'existence d'un défaut d'entretien ou d'une anomalie sur l'ouvrage public, et le lien entre cette anomalie et son dommage. La collectivité peut s'exonérer en démontrant qu'elle a assuré un entretien normal, ou en prouvant une faute de la victime ou un cas de force majeure. Attention : le juge administratif n'exige pas une sécurité absolue. Une irrégularité de quelques centimètres sur un trottoir, parfaitement visible de jour, peut être considérée comme un obstacle normal.


Comment se déroule une procédure d'indemnisation avec le cabinet ?

Beaucoup de victimes ne savent pas à quoi s'attendre concrètement une fois qu'elles font appel à un avocat. Voici les quatre étapes clés.


Étape 1 — Constitution du dossier et provision d'urgence. Dès la prise en charge, la priorité est de figer les preuves matérielles et médicales. L'avocat adresse une mise en demeure officielle et chiffrée à l'assurance du responsable. Si vos blessures entraînent des dépenses immédiates ou une perte de revenus, le cabinet exige et obtient rapidement une indemnité provisionnelle — une avance financière qui vous soulage au quotidien, bien avant que l'indemnisation définitive ne soit calculée.


Étape 2 — L'expertise médicale, moment décisif. Tant que votre état de santé n'est pas stabilisé (la « consolidation »), l'évaluation définitive de vos préjudices est impossible. Une fois cette consolidation atteinte, une expertise médicale est organisée. Vous ne devez jamais vous y rendre seul : vous serez assisté par votre avocat et par un médecin-conseil indépendant mandaté par le cabinet. Ce binôme fait front commun face au médecin de la compagnie d'assurance — dont le but est souvent de minimiser vos séquelles — pour garantir que tous vos préjudices physiques, psychologiques et professionnels soient correctement évalués.


Étape 3 — Négociation et transaction. Sur la base du rapport d'expertise, l'assurance formule une offre. L'avocat procède alors à un chiffrage exhaustif selon la nomenclature Dintilhac et les barèmes jurisprudentiels les plus récents. Une négociation serrée s'engage. En moyenne, les victimes défendues par un avocat spécialisé obtiennent 3 à 5 fois plus que la proposition initiale de l'assureur. Si l'offre finale est juste, un protocole transactionnel est signé, ce qui clôt le litige rapidement.


Étape 4 — Le judiciaire, quand la phase amiable bloque. Le passage devant le juge s'impose lorsque l'assureur conteste la responsabilité, fait traîner le dossier de manière abusive, refuse de verser une provision d'urgence, ou que l'offre est manifestement insuffisante. Les juridictions se montrent souvent plus généreuses et objectives dans l'évaluation des préjudices que les assureurs.


Quels sont les délais à prévoir ? Pour une procédure amiable avec des blessures légères, comptez entre 2 et 6 mois. Pour une procédure judiciaire ou des blessures complexes, les délais s'allongent à 12-36 mois. Au global, la durée moyenne pour obtenir la réparation intégrale d'un dommage corporel significatif tourne autour de 3 ans, voire 4 à 5 ans pour des traumatismes lourds comme les traumatismes crâniens, dont les séquelles mettent plus de temps à se stabiliser.


Délais pour agir : ne laissez pas vos droits s'éteindre

Les délais de prescription varient selon la nature du préjudice.


Pour un préjudice matériel ou moral, le délai est de 5 ans à compter du jour où la victime a eu connaissance du dommage. Ce point de départ glissant permet de prolonger le délai en cas de découverte tardive d'un préjudice.


Pour un préjudice corporel, le délai est étendu à 10 ans, et commence non pas le jour de l'accident, mais à compter de la date de consolidation — c'est-à-dire le moment où l'état de santé de la victime est stabilisé et n'évolue plus.

Pour les accidents impliquant un produit défectueux, un délai spécifique de 3 ans s'applique à compter de la connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur, avec une limite absolue de 10 ans à compter de la mise en circulation du produit.

Ces délais peuvent être suspendus dans certaines circonstances, notamment pour les victimes mineures.


FAQ — Les questions que se posent les victimes

Dois-je obligatoirement porter plainte pour obtenir une indemnisation ? 

Non. La procédure d'indemnisation est une démarche civile, totalement indépendante des poursuites pénales. Elle est d'ailleurs souvent plus rapide.


Que faire si le magasin refuse de rédiger un constat ? 

Rédigez-le vous-même sur place en notant tous les détails (heure, lieu, circonstances, état du sol ou de l'équipement), et faites-le signer par les témoins présents. Consultez un médecin le jour même, qui notera vos déclarations sur les circonstances.


Puis-je être indemnisé si personne n'a assisté à mon accident ? 

Oui. L'absence de témoin n'est pas rédhibitoire. Il faudra cependant compenser par d'autres preuves : photographies des lieux, signalement formel, pièces médicales immédiates.


Mon indemnisation sera-t-elle réduite si j'ai commis une imprudence ?

 Oui, c'est possible. Si votre comportement a contribué à l'accident (par exemple, marcher en consultant votre téléphone), un partage de responsabilité peut être prononcé, réduisant votre indemnisation proportionnellement à votre faute.


Mon assurance responsabilité civile personnelle peut-elle intervenir ?

 Votre RC personnelle couvre les dommages que vous causez aux autres, pas ceux que vous subissez. En revanche, si vous avez une garantie Accidents de la Vie (GAV) ou une protection juridique, ces couvertures peuvent intervenir. Pour en savoir plus sur les accidents de la vie courante et les garanties mobilisables, consultez notre page dédiée.


Que se passe-t-il si le responsable n'a pas d'assurance ?

 Le responsable reste pleinement tenu d'indemniser sur son patrimoine personnel. Dans certains cas, des fonds de garantie peuvent également intervenir.


Combien de temps dure la procédure ?

 De quelques mois pour des blessures légères à plusieurs années pour des séquelles importantes nécessitant des expertises médicales. Des provisions peuvent être demandées rapidement pour couvrir les dépenses urgentes.


Une commune est-elle automatiquement responsable si je chute sur un trottoir ?

 Non. Vous devez prouver l'existence d'une anomalie ou d'un défaut d'entretien de l'ouvrage public, et établir le lien direct avec votre dommage.


Dois-je prévenir la CPAM après l'accident ?

 Oui, c'est impératif lorsqu'un tiers est responsable. Cela permet à l'Assurance Maladie d'exercer un recours contre l'assureur du responsable pour récupérer les soins qu'elle a pris en charge.


Ce qu'il faut retenir

La responsabilité du fait des choses est une responsabilité de plein droit : vous n'avez pas à prouver une faute, seulement le rôle de la chose dans votre accident. Le gardien de la chose — commerçant, exploitant, propriétaire — est présumé responsable. Réagir vite après l'accident est déterminant : les preuves disparaissent, les délais courent. Et ne négociez jamais seul avec une assurance adverse sans avoir été conseillé : les victimes non accompagnées n'obtiennent statistiquement que 30 à 40 % de l'indemnisation à laquelle elles ont droit.


Le Cabinet Plouton accompagne les victimes d'accidents de la vie courante à Bordeaux et dans toute la Gironde. Dès la phase amiable, nous sécurisons la constitution de votre dossier, négocions avec l'assureur et, si nécessaire, engageons une procédure judiciaire pour obtenir la réparation intégrale de votre préjudice.






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